Donner un prix aux émissions de gaz à effet de serre vise à intégrer dans les décisions économiques un coût aujourd'hui supporté par la collectivité.
La taxe fixe un prix et laisse le volume d'émissions s'ajuster. Le marché de quotas fixe un volume et laisse le prix se former par les échanges. L'Union européenne a retenu le second pour l'industrie et l'énergie.
Il couvre les installations industrielles, la production d'électricité et l'aviation intra-européenne, avec un plafond décroissant. Les quotas gratuits diminuent progressivement, et un second marché distinct doit couvrir le bâtiment et le transport routier.
Il applique aux importations de certains produits, dont l'acier, le ciment et l'aluminium, un coût carbone équivalent à celui supporté par les producteurs européens, afin d'éviter les délocalisations d'émissions.
Une tarification uniforme pèse davantage sur les ménages modestes et sur ceux dépendant de la voiture. Les dispositifs de redistribution et d'accompagnement conditionnent l'acceptabilité de ces politiques, comme l'a montré l'histoire récente en France.